Les menstruations, ou règles, se produisent lorsque la muqueuse de l’utérus sort du corps par le vagin. La durée des règles peut varier d’une personne à l’autre.

En général, cependant, les règles durent environ 4 à 8 jours.

Cet article traite de la durée moyenne d’une période menstruelle typique et de quelques facteurs qui peuvent l’affecter. Il fournit également quelques informations sur le cycle menstruel en général.

Le cycle menstruel par étape

Le cycle menstruel fait référence à plusieurs changements hormonaux qui se produisent lorsque le corps d’une femme se prépare à une grossesse.

Un cycle menstruel complet commence le premier jour des règles et se termine le jour précédant les règles suivantes.

Une période typique dure environ 4 à 8 jours. Cependant, le cycle complet a tendance à durer de 25 à 30 jours.

Les cycles qui durent moins de 21 jours sont appelés « polyménorrhée ».

Le cycle menstruel typique comprend les étapes suivantes :

  • Jours 1 à 5 : Les follicules qui contiennent un ovule se développent sur les ovaires. C’est à ce moment-là que les saignements se produisent.
  • Jours 6-8 : Le taux d’œstrogènes augmente, ce qui entraîne un épaississement de la muqueuse utérine. Le huitième jour est généralement celui où les saignements s’arrêtent.
  • Quatorzième jour : le taux d’œstrogènes augmente, ce qui entraîne la libération de l’ovule par le follicule. C’est ce qu’on appelle l’ovulation.
  • Jours 15-24 : Le taux de progestérone augmente, ce qui épaissit encore plus la muqueuse utérine.
  • Jours 25-28 : Les taux d’œstrogènes et de progestérone chutent. L’ovule non fécondé quitte le corps, et le cycle recommence.
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Effets

Certaines personnes souffrent du syndrome prémenstruel (SPM) au début de leur cycle menstruel.

Les symptômes du SPM commencent généralement quelques jours à deux semaines avant le début des règles et se terminent lorsque le cycle est terminé.

Parmi les symptômes du SPM, citons

  • ballonnements
  • crampes
  • irritabilité
  • fatigue
  • changements d’appétit
  • dépression
  • changements d’humeur
  • changements dans le transit intestinal

Pour en savoir plus sur les effets des règles, cliquez ici.

Qu’est-ce qui peut affecter la durée des règles ?

Plusieurs facteurs peuvent affecter la durée des règles. Il s’agit notamment des facteurs suivants

  • L’âge : Selon le Bureau pour la santé des femmes, pendant quelques années après les premières règles, le cycle peut être supérieur à 38 jours. Cependant, lorsqu’une personne atteint l’âge moyen, elle peut commencer à avoir des règles irrégulières à l’approche de la ménopause.
  • Poids corporel : Selon certaines recherches, le poids corporel peut affecter la fonction menstruelle d’une personne.
  • Certains médicaments : Certains types de contraceptifs peuvent affecter le cycle menstruel d’une personne.

Causes des longues règles

Certains facteurs et conditions peuvent entraîner des règles plus longues que d’habitude. Les sections ci-dessous décrivent ces facteurs plus en détail.

Dispositifs intra-utérins

Certaines personnes peuvent avoir des saignements irréguliers ou des taches pendant quelques mois après la pose d’un dispositif intra-utérin (DIU) hormonal ou non hormonal.

Les saignements devraient revenir à la normale, diminuer ou s’arrêter complètement une fois que le corps s’est adapté au nouveau stérilet.

Diagnostic

Une personne peut souhaiter contacter son médecin si elle continue à avoir des saignements menstruels abondants plusieurs mois après la pose d’un DIU.

Cela peut se produire si le DIU perfore la paroi utérine ou si la personne développe une infection bactérienne dans l’utérus.

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Un médecin peut vérifier les signes de dommages physiques et la présence éventuelle d’infections.

Traitement

Le médecin peut recommander l’utilisation d’un autre DIU ou d’une autre forme de contraception en cas de saignements menstruels abondants.

Si un DIU perfore la paroi utérine, un médecin le retirera et pourra recommander une intervention chirurgicale.

Périménopause

La périménopause, qui entraîne une fluctuation des niveaux d’hormones, se produit lorsque le corps commence à faire la transition vers la ménopause. Les personnes atteignent la ménopause environ un an après leurs dernières règles.

La périménopause peut provoquer une anovulation, qui se produit lorsque les ovaires ne libèrent pas d’ovule.

La présence d’un ovule mature stimule la production de progestérone, qui aide à réguler les règles. Cependant, un manque de progestérone peut entraîner des saignements abondants.

Diagnostic

Aucun test ne permet à lui seul de déterminer si une personne est entrée en périménopause ou non.

Un médecin peut confirmer la périménopause en examinant les antécédents médicaux de la personne et ses symptômes actuels.

Certains médecins peuvent demander des analyses de sang pour vérifier les niveaux d’hormones d’une personne et exclure d’autres conditions médicales qui pourraient être à l’origine de règles plus longues.

Traitement

La périménopause se produit naturellement lorsque le corps féminin effectue la transition vers la ménopause.

Un médecin peut recommander certains traitements qui peuvent aider à soulager les symptômes d’une personne. Par exemple, une contraception hormonale peut aider à atténuer les bouffées de chaleur et les règles irrégulières.

Faire de l’exercice régulièrement, avoir une alimentation équilibrée et dormir suffisamment chaque nuit peut également faciliter la transition pour certaines personnes.

Maladie inflammatoire pelvienne

La maladie inflammatoire pelvienne (MIP) désigne une infection des organes reproducteurs féminins.

Les personnes peuvent contracter une salpingite à cause

  • des infections sexuellement transmissibles non traitées
  • les stérilets
  • l’utilisation de produits d’hygiène féminine, comme les douches vaginales.

L’inflammation pelvienne peut provoquer :

  • des saignements abondants
  • des taches ou des saignements entre les règles
  • des pertes vaginales inhabituelles
  • des douleurs abdominales basses
  • fièvre

Diagnostic

Un médecin peut diagnostiquer une salpingite en examinant les antécédents médicaux de la personne, en effectuant un examen pelvien et en analysant les pertes vaginales.

Traitement

Les médecins peuvent traiter l’IPD à l’aide d’antibiotiques.

Les symptômes peuvent disparaître peu après le début du traitement antibiotique. Cependant, même si c’est le cas, les personnes doivent toujours terminer le traitement antibiotique.

Cela permet de s’assurer que l’infection est guérie et d’éviter une réinfection.

Endométriose

L’endométriose est une maladie qui survient lorsque le tissu qui tapisse l’utérus se développe à l’extérieur de l’utérus. Les zones les plus fréquemment touchées sont les ovaires et les trompes de Fallope.

Cette maladie peut faire durer les règles plus longtemps que d’habitude. Elle peut également provoquer des crampes menstruelles intenses et des douleurs dorsales.

Diagnostic

Un médecin peut diagnostiquer l’endométriose en effectuant une laparoscopie. Au cours de cette procédure, il utilisera une caméra – insérée dans le bassin par une petite incision près du nombril – pour examiner les organes pelviens.

Plus précisément, ils rechercheront des kystes, des cicatrices ou des dépôts de tissus anormaux derrière l’utérus.

Les médecins peuvent également utiliser les échographies pour trouver des kystes d’endométriose qu’ils auraient pu manquer lors d’un examen pelvien.

Traitement

Il n’existe actuellement aucun traitement curatif de l’endométriose. Les traitements tendent à se concentrer sur le soulagement de la douleur et la résolution des problèmes de fertilité.

Les traitements de l’endométriose varient en fonction de l’âge de la personne, de son état de santé et de la gravité de son état.

Voici quelques options de traitement de l’endométriose :

  • les analgésiques en vente libre ou sur ordonnance
  • l’hormonothérapie
  • l’ablation chirurgicale des kystes

Causes des règles courtes

Les sections suivantes abordent certains facteurs et conditions qui peuvent entraîner des règles plus courtes que d’habitude.

Contraception hormonale

Les contraceptifs hormonaux contiennent des hormones, notamment des œstrogènes et des progestatifs, qui peuvent soit épaissir la glaire qui tapisse le col de l’utérus, soit empêcher l’ovulation.

Les personnes qui commencent un nouveau type de contraception hormonale peuvent avoir des règles irrégulières.

Cependant, elles peuvent remarquer que leurs règles deviennent plus légères avec le temps. Les personnes portant un stérilet peuvent ne plus avoir de règles du tout.

Diagnostic

Lorsqu’une personne commence une nouvelle forme de contraception hormonale, le médecin discute des effets secondaires possibles et de ce à quoi il faut s’attendre.

Une personne peut parler à son médecin de tout nouveau symptôme ou de toute aggravation des symptômes qu’elle ressent pendant l’utilisation de la contraception hormonale.

Le médecin peut procéder à un examen physique ou à des analyses de sang afin d’exclure toute condition médicale sous-jacente.

Traitement

Un médecin peut recommander un autre type de contraception qui peut aider à traiter les symptômes.

Par exemple, si une personne porte un stérilet mais préfère avoir des règles régulières, le médecin peut lui recommander de passer à la pilule contraceptive hormonale.

Le syndrome des ovaires polykystiques

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est un problème de santé courant qui touche jusqu’à 5 millions de personnes aux États-Unis, selon les Centers for Disease Control and Prevention (CDC).

Le SOPK survient lorsque des sacs remplis de liquide se développent sur les ovaires. La cause exacte reste inconnue, mais les personnes atteintes du SOPK ont tendance à avoir des niveaux élevés d’insuline et d’hormones mâles appelées androgènes.

Les androgènes peuvent empêcher l’ovulation, ce qui peut entraîner des règles irrégulières.

Les personnes atteintes du SOPK peuvent avoir moins de règles que d’habitude, ou ne pas en avoir du tout.

Voici quelques autres symptômes du SOPK

  • une pilosité excessive sur le visage et le corps
  • acné
  • perte de cheveux
  • une prise de poids inattendue

Diagnostic

Les médecins peuvent diagnostiquer le SOPK à l’aide de tests sanguins.

Ils utilisent ces tests pour vérifier les niveaux d’hormones d’une personne. Les personnes qui présentent des taux élevés d’androgènes peuvent être atteintes du SOPK.

Ils peuvent également effectuer un examen pelvien ou une échographie pour rechercher des signes d’endométriose.

Traitement

Les traitements du SOPK sont principalement axés sur le soulagement et la gestion des symptômes.

Les contraceptifs hormonaux et les médicaments qui bloquent les androgènes peuvent aider à réduire l’acné et à réguler les cycles menstruels.

L’atteinte d’un poids corporel modéré et une alimentation équilibrée peuvent aider à réguler les niveaux d’insuline.

Quand consulter un médecin

Une personne doit contacter son médecin si elle remarque des changements significatifs dans son cycle menstruel.

Voici d’autres raisons de consulter un médecin

  • des crampes abdominales sévères
  • des saignements qui durent plus de 8 jours
  • des saignements ou des taches entre les règles
  • pertes vaginales inhabituelles
  • fièvre

Résumé

Les règles surviennent généralement une fois tous les 28 jours, et les saignements durent environ 4 à 8 jours.

De nombreux facteurs peuvent affecter la durée des règles d’une personne. Il s’agit notamment de :

  • l’âge
  • les niveaux d’hormones
  • le poids corporel
  • le régime alimentaire
  • les médicaments

Une personne doit contacter un médecin si elle remarque des changements significatifs dans la fréquence ou la durée de ses règles.