La tolérance à la douleur d’une personne fait référence à la quantité de douleur qu’elle peut raisonnablement supporter. Certaines personnes ont une tolérance à la douleur beaucoup plus élevée que d’autres.

La sensation de douleur est la réponse naturelle du corps aux stimuli inconfortables qu’il ressent dans l’environnement ou ailleurs.

Les personnes ayant une tolérance élevée à la douleur peuvent ne pas ressentir certaines sensations aussi durement que d’autres. Cela peut être utile dans certaines situations, mais comporte certains risques.

La tolérance à la douleur joue également un rôle dans certains états de douleur chronique, comme la fibromyalgie. Il existe peut-être aussi des moyens d’augmenter la tolérance à la douleur pour les personnes dont la tolérance est très faible.

Continuez à lire pour en savoir plus sur la tolérance à la douleur.

Qu’est-ce qu’une tolérance élevée à la douleur ?

La tolérance à la douleur désigne l’intensité de la douleur qu’une personne peut raisonnablement supporter. Elle ressent toujours la sensation comme douloureuse, mais la douleur est tolérable.

Une personne dont la tolérance à la douleur est élevée peut supporter plus de douleur qu’une personne dont la tolérance à la douleur est moyenne ou faible.

Le concept de « tolérance à la douleur » est différent du « seuil de douleur » d’une personne.

Le seuil de douleur est le point à partir duquel un stimulus devient douloureux. Le seuil de douleur varie également d’une personne à l’autre.

Un exemple simple de seuil de la douleur serait un pincement qui provoque une douleur chez une personne alors qu’il n’a que peu ou pas d’effet chez une autre.

Dans cet exemple, la tolérance à la douleur serait le nombre maximal de pincements qu’une personne pourrait raisonnablement supporter.

Un autre exemple serait la température. La température à laquelle la chaleur ou le froid devient douloureux serait un seuil, tandis que la température maximale que la personne pourrait supporter serait sa tolérance.

Quelles sont les causes d’une tolérance élevée à la douleur ?

La façon dont une personne ressent la douleur et la raison pour laquelle elle la ressent peuvent varier considérablement, et la nature de la douleur ressentie par les humains est complexe. Un certain nombre de facteurs influencent les niveaux de tolérance à la douleur d’un individu.

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Gènes

Les gènes peuvent jouer un rôle dans certains types de douleur. Une étude indique que les chercheurs pensent que les facteurs génétiques jouent un rôle dans jusqu’à 60 % des réactions au froid qui entraînent la douleur.

Toutefois, l’étude note également que cela varie fortement, en fonction du type de douleur et du stimulus que la personne subit.

L’âge

L’âge peut affecter certaines expériences de la douleur. Pour prendre un exemple simple, un très jeune enfant aura souvent une tolérance à la douleur beaucoup plus faible qu’un adulte.

Sexe

Le sexe d’une personne peut également jouer un rôle dans sa tolérance à la douleur. A 2016 study note que la douleur peut être plus variable chez les femmes qui ont tendance à déclarer une sensibilité accrue à la douleur.

Un certain nombre d’autres facteurs, tels que les hormones, les différences physiques et neuronales entre les hommes et les femmes, et les facteurs sociaux semblent influencer cette différence.

Stress

Les niveaux de stress peuvent influencer d’autres facteurs, conduisant une personne à être à cran ou à s’attendre à la douleur et à d’autres facteurs de stress.

Attente

L’attente de la douleur joue également un rôle dans la façon dont les gens ressentent la douleur. Une personne qui s’attend à une douleur plus forte peut la ressentir plus intensément lorsqu’elle arrive.

Expérience de la douleur

Les expériences antérieures d’une personne avec un type de douleur peuvent également déterminer la façon dont elle ressentira la douleur à l’avenir. La température en est un exemple.

En déménageant dans un climat très chaud ou très froid, une personne peut ressentir durement ces températures extrêmes. Après avoir vécu dans ces conditions pendant une longue période, elle s’adaptera probablement à ces températures.

Les expériences passées peuvent également influencer les attentes. Si une personne se souvient d’une expérience douloureuse, elle peut s’attendre à une douleur similaire à l’avenir, rendant l’expérience plus douloureuse si elle se reproduit.

Problèmes de santé mentale

Certaines personnes souffrant de problèmes de santé mentale, tels que la dépression et l’anxiété, peuvent ressentir davantage la douleur.

Les maladies chroniques

Les maladies chroniques qui causent de la douleur peuvent également entraîner un type d’hypersensibilité. Les personnes souffrant de douleurs chroniques peuvent devenir très sensibles à ce type de douleur, réduisant ainsi leur tolérance à la douleur.

Autres facteurs

D’autres facteurs peuvent interagir avec la façon dont le corps ressent la douleur. Il peut s’agir des médicaments qu’une personne prend, d’un manque de sommeil important ou d’insomnie, ou de choix de vie, comme le tabagisme.

Augmenter la tolérance à la douleur

Les personnes dont la tolérance à la douleur est particulièrement faible peuvent vouloir trouver des moyens d’augmenter cette tolérance.

Il existe des moyens d’augmenter la tolérance à la douleur. Elles ne provoquent pas nécessairement de changements radicaux dans la façon dont une personne ressent la douleur, mais avec le temps, elles peuvent augmenter la quantité de douleur qu’une personne peut supporter.

Exercice physique

L’exercice aérobique régulier, l’entraînement en résistance et même l’entraînement en circuit peuvent augmenter la tolérance à la douleur chez des personnes par ailleurs en bonne santé.

Les personnes souffrant de pathologies sous-jacentes peuvent également tirer profit de l’exercice. Une étude publiée dans le Journal of Rehabilitation Research and Development note que l’exercice physique augmente les marqueurs de la tolérance à la douleur chez les personnes souffrant de douleurs chroniques et de syndrome de stress post-traumatique (SSPT).

Les chercheurs recommandent l’exercice comme traitement complémentaire pour ces problèmes.

Yoga

La pratique régulière du yoga peut rendre une personne plus consciente de son esprit et de son corps, et peut diminuer certaines réactions à la douleur.

Une étude parue dans Thérapies complémentaires en médecine note que les personnes qui pratiquent régulièrement le yoga ont une meilleure tolérance à la douleur. Le yoga semble également réduire les facteurs mentaux de la douleur, tels que l’anxiété et la détresse qu’ils associent à la douleur elle-même.

Biofeedback

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Le biofeedback vise à faire prendre conscience du corps et de l’esprit, ainsi que de la façon dont une personne réagit aux stimuli, comme la douleur.

En collaboration avec un thérapeute, différentes pratiques de biofeedback peuvent aider une personne à prendre conscience de la douleur et à maîtriser sa réaction.

Parmi les méthodes de biofeedback susceptibles d’aider, citons l’imagerie mentale, les exercices de respiration et les outils de prise de conscience spécifiques, ou encore le fait d’attirer l’attention sur des points précis du corps.

Vocalisation

Des vocalisations simples, comme dire « aïe » ou faire un bruit lorsqu’on a mal, peuvent faire partie d’une réponse naturelle à la douleur. Elles peuvent aussi, dans une certaine mesure, soulager la douleur.

Une étude publiée dans le Journal de la douleur a révélé que le fait de dire « aïe » après avoir fait l’expérience d’une eau douloureusement froide augmentait la tolérance à la douleur, ce qui signifie que la personne pouvait supporter l’eau froide plus longtemps.

Risques d’une tolérance élevée à la douleur

Si une tolérance élevée à la douleur peut être utile dans certaines situations, elle comporte également des risques.

La douleur est une réaction critique de l’organisme, qui avertit une personne de la présence de stimuli potentiellement nocifs ou dangereux dans son environnement.

Une tolérance à la douleur très élevée, voire une incapacité à ressentir la douleur, peut être dangereuse. Une personne peut ne pas se rendre compte qu’une casserole chaude la brûle ou peut se blesser sans avoir pleinement conscience de l’étendue de la blessure.

Les personnes dont la tolérance à la douleur est très élevée peuvent avoir besoin de contrôles réguliers chez le médecin et de tests d’imagerie pour s’assurer qu’elles ne sont pas blessées sans le savoir.

Pourquoi certaines personnes ont une moindre tolérance à la douleur

La douleur est une expérience très complexe et individualisée. Même avec les méthodes de test de la douleur, il est toujours difficile de l’évaluer avec précision.

Certains éléments peuvent rendre plus probable une tolérance à la douleur plus faible, comme une expérience passée avec une douleur spécifique.

Par exemple, les personnes qui ont vécu des expériences douloureuses chez le dentiste peuvent avoir une aversion pour ce type de douleur. Lorsqu’elles retournent chez le dentiste, elles peuvent ressentir encore plus la douleur, car elles se souviennent de leurs expériences négatives.

Résumé

La douleur est une expérience très individuelle, et la façon dont chaque personne ressent et tolère la douleur varie et dépend de nombreux facteurs différents.

Les personnes qui ont une faible tolérance à la douleur peuvent trouver que certains exercices et pratiques les aident à contrôler leur réaction à la douleur, augmentant ainsi leur tolérance.

Toute personne préoccupée par sa très faible tolérance à la douleur peut souhaiter consulter un médecin pour discuter d’autres options thérapeutiques.