L’autisme est un trouble du spectre qui affecte la façon dont une personne perçoit le monde et interagit avec les autres et son environnement. Ce trouble peut rendre difficile la participation à la vie quotidienne. Les médecins utilisent trois niveaux pour décrire l’autisme.

Selon les Centers for Disease Control and Prevention (CDC), environ 1 enfant sur 54 reçoit un diagnostic d’autisme. Il est généralement perceptible dès le plus jeune âge, mais certaines personnes n’en reçoivent la confirmation qu’à l’âge adulte.

Selon le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-5)les médecins classent l’autisme en attribuant le niveau 1, 2 ou 3 à deux domaines de fonctionnement : la communication sociale et les comportements restreints et répétitifs.

Le niveau attribué par le médecin reflète le degré d’assistance extérieure dont la personne est susceptible d’avoir besoin dans sa vie quotidienne.

Une évaluation correcte de ce niveau peut aider les médecins et autres spécialistes à travailler avec la personne pour lui apporter le soutien adéquat. Dans cet article, apprenez-en davantage sur les niveaux d’autisme.

Niveaux d’autisme

Le site DSM-5 précise qu’il existe trois niveaux d’autisme :

Niveau 1 : Besoin de soutien

Une personne qui répond aux critères du niveau 1 peut être confrontée à des défis sociaux qui nécessitent un certain soutien.

Elle peut avoir des difficultés à :

  • d’engager des conversations avec les autres
  • répondre comme les autres s’y attendent
  • maintenir l’intérêt dans la conversation

Par conséquent, il peut être difficile de se faire des amis, surtout sans le soutien approprié.

La personne peut également

Vous pouvez être intéressé :
  • ressentir le besoin de suivre des schémas comportementaux rigides
  • se sentir mal à l’aise dans des situations changeantes, par exemple dans un nouvel environnement
  • avoir besoin d’aide pour s’organiser et planifier.

Que ressent-on lorsqu’on est atteint d’autisme de haut niveau ? Lisez le récit de l’expérience d’une personne.

Niveau 2 : Besoin d’un soutien important

Les personnes qui répondent aux critères du niveau 2 ont besoin d’un soutien plus important que celles atteintes d’autisme de niveau 1. Les difficultés sociales peuvent rendre très difficile la tenue d’une conversation.

Même avec un soutien, la personne peut avoir du mal à communiquer de manière cohérente, et elle est plus susceptible de répondre d’une manière que les personnes neurotypiques considèrent comme surprenante ou inappropriée.

La personne peut :

  • parler en phrases courtes
  • ne parler que de sujets très spécifiques
  • avoir des difficultés à comprendre ou à utiliser la communication non verbale, y compris l’expression faciale.

Par exemple, elle peut détourner le regard de la personne avec laquelle elle communique.

Les personnes atteintes d’autisme de niveau 2 peuvent également avoir des difficultés à fonctionner au quotidien en raison de la difficulté à faire face au changement. Le fait d’être confrontées au changement peut leur causer une détresse importante.

Niveau 3 : Besoin d’un soutien très important

Parmi les autistes, les personnes atteintes d’autisme de niveau 3 auront besoin du plus grand soutien. Elles auront beaucoup de mal à utiliser ou à comprendre la communication verbale et non verbale.

La personne peut

  • éviter ou limiter l’interaction avec les autres
  • avoir des difficultés à participer à des jeux imaginatifs avec ses pairs
  • montrer un intérêt limité pour ses amis
  • avoir des difficultés à nouer des amitiés.

Elle peut :

  • éprouver des difficultés extrêmes à modifier leurs activités quotidiennes ou leur routine
  • suivre des schémas comportementaux répétitifs, comme retourner des objets, au point d’affecter leur capacité à fonctionner
  • éprouver un haut niveau de détresse si une situation les oblige à modifier leur concentration ou leur tâche.

Symptômes de l’autisme

Vous pouvez être intéressé :

L’autisme peut avoir des effets à la fois sociaux et comportementaux sur un individu.

Dans les situations sociales, elle peut éprouver des difficultés à

  • entamer ou maintenir une conversation
  • répondre de manière appropriée aux autres
  • discuter en détail de ses centres d’intérêt
  • maintenir le contact visuel
  • utiliser des expressions faciales qui correspondent au contexte de la communication
  • comprendre le point de vue d’une autre personne.

Le comportement de la personne peut inclure

  • effectuer des actions répétitives, comme se balancer d’un côté à l’autre ou dire la même chose encore et encore
  • s’éloigner des autres
  • avoir un intérêt intense pour un sujet spécifique
  • développer un haut niveau d’habileté dans certains domaines, comme les mathématiques ou l’art
  • avoir des difficultés à faire face aux changements de routine ou d’environnement
  • se préoccuper de certaines parties d’un objet, par exemple les roues d’une voiture
  • être plus ou moins sensible aux stimulations sensorielles – comme les bruits forts – par rapport aux personnes neurotypiques
  • avoir des problèmes de sommeil.

Dans certains cas, l’autisme peut affecter l’équilibre, la coordination et les capacités motrices d’une personne.

Diagnostic

L’autisme peut être difficile à diagnostiquer car il s’agit d’un trouble du spectre.

Les caractéristiques d’un trouble du spectre peuvent différer d’une personne à l’autre, certaines ayant un autisme de haut niveau tandis que d’autres auront besoin de beaucoup de soutien. Chez certaines personnes, les caractéristiques de l’autisme peuvent être difficiles à détecter.

Un diagnostic précoce est essentiel pour apporter un soutien aux personnes autistes et leur donner une bonne qualité de vie.

Chez les enfants, les signes les plus évidents de l’autisme sont généralement détectables à l’âge de 2 ans, bien qu’ils puissent apparaître à tout âge.

Le diagnostic d’un enfant autiste passe par deux étapes :

  1. Les bilans de développement : Tous les enfants devraient bénéficier d’un dépistage de routine de leur développement lors de chaque examen à mesure qu’ils vieillissent. Un médecin évaluera généralement les signes d’autisme d’un enfant vers l’âge de 18 ou 24 mois. Il discutera également du comportement, du développement et des antécédents médicaux familiaux de l’enfant avec un parent ou un soignant.
  2. Évaluation complémentaire : Si un médecin pense qu’un enfant peut être autiste, il demandera à une équipe de professionnels de la santé de procéder à des évaluations supplémentaires. Les pédopsychiatres et les orthophonistes évalueront probablement les compétences cognitives et linguistiques. D’autres tests peuvent également être nécessaires pour exclure d’autres pathologies.

Chez les enfants plus âgés, il est possible que les enseignants, les soignants, les parents ou d’autres personnes qui interagissent avec l’enfant remarquent des signes d’autisme. Un médecin peut alors procéder à une évaluation.

L’autisme peut être plus difficile à identifier chez les adultes, car les caractéristiques peuvent se recouper avec celles du trouble obsessionnel-compulsif (TOC) et d’autres problèmes de santé mentale.

Dans certains cas, une personne peut demander une aide professionnelle pour elle-même.

Traitement

Une personne autiste sera toujours atteinte d’autisme, mais le traitement et la thérapie peuvent l’aider à gérer les défis que cela pose. Par exemple, le traitement peut aider à réduire

  • l’irritabilité
  • l’agressivité
  • le comportement obsessionnel
  • l’hyperactivité
  • l’impulsivité
  • déficits d’attention
  • changements d’humeur
  • problèmes d’anxiété

Il n’existe pas de médicaments pour l’autisme, mais les thérapies éducatives et comportementales peuvent aider, en particulier chez les jeunes enfants. Ces interventions peuvent se concentrer sur les domaines particuliers que l’enfant trouve difficiles.

Par exemple, un thérapeute spécialisé peut aider un enfant autiste à acquérir des compétences en matière de communication et de socialisation, ainsi que des stratégies qui l’aideront à maintenir des conversations avec d’autres personnes et à développer les compétences dont il a besoin pour vivre de manière indépendante.

Certaines formes de thérapie impliquent des membres de la famille ou d’autres personnes qui ont des contacts réguliers avec l’enfant. La participation à une thérapie peut aider les membres de la famille et les personnes qui s’occupent de l’enfant à comprendre son état et à apprendre des moyens constructifs de le soutenir.

Perspectives

L’autisme peut être difficile à vivre pour une personne, mais une évaluation précoce peut aider la personne à obtenir le soutien dont elle a besoin pour maximiser sa qualité de vie.

La définition à trois niveaux peut aider les éducateurs et les professionnels de la santé à fournir un niveau de soutien adapté à la personne :

Niveau 1 : la personne peut être en mesure de mener une vie relativement indépendante avec un soutien minimal.

Niveau 2 : un soutien substantiel est nécessaire pour aider la personne à communiquer et à faire face au changement.

Niveau 3 : La personne peut avoir besoin de dépendre des autres pour l’aider à faire face à la vie quotidienne, mais les médicaments et la thérapie peuvent aider à gérer certains des défis.

Une évaluation précoce et une approche individualisée peuvent aider un enfant ou un adulte autiste à développer des compétences qui lui permettront de vivre de manière aussi indépendante que possible.