SONDAGE EM santé
POUR ou CONTRE les médicaments en grande surface ?
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Quelle est la définition d’un médicament ?cliquez ici
Quelle différence entre distribuer et dispenser ?cliquez ici
Comment les médicaments sont-ils dispensés aujourd’hui en France ?cliquez ici
A quoi sert le monopole des pharmacies ?cliquez ici
Comment les français voient la pharmacie et leurs pharmaciens ?cliquez ici
QUESTION
La grande distribution suggère de vendre au rabais les médicaments hors prescription dans l’intention de faire gagner du pouvoir d’achat (soit environ 1 € dans le budget mensuel du ménage alors que l’alimentation pèse pour 460 €). Aujourd’hui, les médicaments hors prescription représentent environ 5 à 10% du total des médicaments remboursés et dispensés avec le conseil d’un pharmacien expérimenté et chef de son entreprise.
Il est bien évident que l’intention des GMS est de vendre la totalité des médicaments.
Accepteriez-vous d’acheter tous vos médicaments en grande surface, même les plus dangereux ?


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Quelle est la définition d’un médicament ?(Retour au formulaire)
Code de la santé publique ; Partie législative ; Cinquième partie : Produits de santé ; Livre Ier : Produits pharmaceutiques ; Titre Ier : Dispositions générales relatives aux médicaments ; Chapitre Ier : Définitions.

Article L5111-1 - Modifié par Loi n°2007-248 du 26 février 2007 - art. 3 () JORF 27 février 2007

On entend par médicament toute substance ou composition présentée comme possédant des propriétés curatives ou préventives à l'égard des maladies humaines ou animales, ainsi que toute substance ou composition pouvant être utilisée chez l'homme ou chez l'animal ou pouvant leur être administrée, en vue d'établir un diagnostic médical ou de restaurer, corriger ou modifier leurs fonctions physiologiques en exerçant une action pharmacologique, immunologique ou métabolique.

Sont notamment considérés comme des médicaments les produits diététiques qui renferment dans leur composition des substances chimiques ou biologiques ne constituant pas elles-mêmes des aliments, mais dont la présence confère à ces produits, soit des propriétés spéciales recherchées en thérapeutique diététique, soit des propriétés de repas d'épreuve.

Les produits utilisés pour la désinfection des locaux et pour la prothèse dentaire ne sont pas considérés comme des médicaments.

Lorsque, eu égard à l'ensemble de ses caractéristiques, un produit est susceptible de répondre à la fois à la définition du médicament prévue au premier alinéa et à celle d'autres catégories de produits régies par le droit communautaire ou national, il est, en cas de doute, considéré comme un médicament.
Quelles différences entre distribuer et dispenser ?(Retour au formulaire)
> Le système de distribution suit une chaîne extrêmement rigoureuse de l’approvisionnement ou de la fabrication des matières premières jusqu’à la réalisation du produit fini. Les étapes sont très nombreuses et soumises à une législation des plus poussées afin de garantir une sécurité maximale à l’utilisateur final : le malade.

Les médicaments sont alors dispensés soit à l’hôpital pour certaines catégories, soit, dans leur très grande majorité, dans les 23.000 officines réparties sur le territoire Français et Outre-mer. La dispensation se distingue de la distribution, dans le sens où la dispensation inclut dans sa pratique une réflexion, qui n’est pas perceptible par le malade qui attend, basée sur des notions de pertinence, de cohérence et surtout de sécurité.
Comment les médicaments sont-ils dispensés aujourd’hui en France ?(Retour au formulaire)
Le réseau des 23.000 pharmacies d’officine réparties sur le territoire français remplissent, par leur proximité, une fonction de service public. La qualité du maillage répond à des critères rigoureux qui gèlent toute migration d’une pharmacie afin que le réseau des pharmacies reste homogène sur tout le territoire dans le but de permettre un accès rapide aux soins à toutes et à tous. Ainsi, les pharmaciens sont tenus de posséder dans leur stock de quoi répondre à toute demande. En cas de rupture, une commande passée à son grossiste-répartiteur permettra d’être approvisionné entre 3 et 6h00.
A quoi sert le monopole des pharmacies ?(Retour au formulaire)
Le monopole possède, sémantiquement, un à priori négatif. Néanmoins en matière de sécurité la tendance s’inverse car le monopole prend le sens d’une protection. En effet, la France est le pays d’Europe qui est le moins soumis à la contrefaçon de médicaments. Certains de nos voisins, moins regardant, sont confrontés à des produits dont le contenu n’est pas toujours vérifié correctement, et donc, pour des raisons purement économiques, le produit fini n’a pas la qualité annoncée ou même ne contient aucun principe actif, ce qui n’est pas sans risque si l’on entre dans l’évaluation de l’efficacité d’un traitement (en Italie le taux de faux médicaments distribué dans le pays serait de 6%). Le second aspect du monopole est que le médicament tel qu’il est défini dans le Code de la Santé publique ne peut être dispensé que dans des pharmacies, lesquelles sont sous la haute responsabilité d’un ou de plusieurs pharmaciens. Ce sont ces mêmes pharmaciens qui exercent leur responsabilité dans un fonds de commerce qui leur appartient : c’est la propriété du capital. Il semble cohérent de penser que lorsque le fonds appartient à un responsable, les critères économiques et législatifs se rejoignent afin que la qualité de la dispensation soit optimisée vers la satisfaction des malades.
Comment les français voient la pharmacie et leurs pharmaciens ?(Retour au formulaire)
Un sondage réalisé par IPSOS Santé « Les Français et leur pharmacien » (21 janvier 2008) permet d’éclaircir toute prospective sur les pharmacies françaises :

  • Concernant le réseau des pharmacies : 97% des personnes interrogées estiment qu’il est très important (61%) ou plutôt important (36%) d’avoir une officine de pharmacie à proximité de son domicile ou de son lieu de travail.
  • Sur la contrefaçon, 95% considèrent que la pharmacie offre la meilleure garantie de lutte contre les faux médicaments (79% tout à fait d’accord, 16% plutôt d’accord).
  • Concernant le monopole, les français plébiscitent à 92% la dispensation des médicaments en pharmacie (à prix équivalent).
  • Enfin à plus de 95%, le médicament est perçu comme un produit spécifique (et pas comme un produit de consommation courante) ce qui démontre largement l’importance accordée au rôle du pharmacien : 97% considèrent les médicaments comme des produits actifs présentant des risques, il en est de même des médicaments vendus sans ordonnance (98%), et à 97% le conseil du pharmacien est préférable pour éviter tout risque.

Source IPSOS santé : pour télécharger l’étude complète « Les Français et leur pharmacien » : http://www.ipsos.fr/CanalIpsos/articles/2427.asp