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santé > 12: Urinaire
Infections urinaires
Envies incessantes d’uriner sans y parvenir, sensations de brûlures… ces symptômes désagréables sont les signes d’infections urinaires basses dont souffrent de nombreuses femmes. En raison de l’inconfort qu’elles génèrent et du risque de complications rénales (pyélonéphrite aiguë), ces infections nécessitent la prise d’un traitement antiseptique urinaire, voire antibiotique, que l’on associe à des règles d’hygiène rigoureuses.
La cystite est l’infection urinaire des voies basses la plus fréquente. Elle concerne plus particulièrement la vessie (réservoir des urines) et les uretères qui assurent le transport des rejets des reins vers la vessie. Parmi les germes souvent incriminés, on trouve des entérobactéries (Escherichia coli) et des colibacilles vivant habituellement dans les inte-tins. Ces bactéries migrent des intestins vers l’anus, puis colonisent le périnée, atteignent la vessie via l’urètre et prolifèrent dans l’urine. Pour des raisons ana-tomiques, l’infection urinaire est plus fréquente chez la femme. En effet, le méat urinaire est plus proche de l’anus, lieu de vie des colibacilles. Un défaut d’hygiène locale peut donc augmenter la fréquence des cystites. Chez l’homme, l’infection urinaire peut traduire l’existence d’un adénome de la prostate.
 
Des chiffres.
Près d’une femme sur deux présente 1 à 2 épisodes de cystite au cours de son existence, en particulier entre 20 et 30 ans.
GROSSESSE ET CYSTITE.
Les modifications hormonales et métaboliques liées à la grossesse augmentent le risque de cystite. Dilatées sous l’effet de la progestérone et par la pression du foetus sur les uretères, les voies urinaires deviennent sensibles à la prolifération des germes. Une visite médicale s’impose d’urgence surtout en présence de fièvre. Une pyéloné-phrite peut provoquer un accouche-ment prématuré.
NOTRE CONSEIL
En cas de cystite simple ou d’urétrite, le traitement repose sur la prise soit d’un antiseptique urinaire pendant 10 jours, soit d’un traitement antibiotique court sur 3 jours (pénicillines ou quinolones) ou en dose unique. Proscrire l’automédication (surtout lors de cystites récidivantes, en cas de fièvre, ou d’hémorragie) et de ne pas inter-rompre le traitement soi-même.
 
 
 
Reconnaitre les signes
d’une infection
Les signes suggérant la possibilité d’une infection urinaire sont facilement identi-fiables. Ils se traduisent par des sensations de brûlure lors de la miction, le besoin fréquent d’uriner, une difficulté à uriner normalement, la perte d’urine. Les urines sont parfois troubles, malodorantes voire hémorragiques. Certaines femmes ressentent une pression au niveau du bas-ventre, ont mal au dos, éprouvent de la fatigue, des nausées. Chez l’enfant ou la personne âgée, l’infection urinaire peut se traduire par une fièvre isolée.
Dès les premiers signes (de surcroît en présence de gouttes de sang dans les urines, de fièvre), il est important de demander conseil à son pharmacien, à son médecin traitant. En effet, tout retard thérapeutique peut faire évoluer les infections urinaires basses vers une infection urinaire haute touchant le rein, la prostate. Il existe un risque de septicémie (passage des germes dans la circulation sanguine).
 
Premiers gestes
Dès le début de l’infection urinaire, un des premiers réflexes à adopter est de boire au moins 2 litres d’eau chaque jour et davantage en cas de chaleur et de transpiration, afin d’éviter la stagnation des urines. Lors de la miction qui doit être régulière, il est important de vider complètement le contenu de la vessie.
Après chaque relation avec son partenaire, il est préférable d’uriner rapidement de façon à éliminer les bactéries amenées dans l’urètre et la vessie lors de l’acte sexuel.
 
Mieux vaut prevenir
Après chaque selle, veiller à s’essuyer d’avant en arrière. Il est également capital de soigner son hygiène intime. Il s’agit de pratiquer une toilette avec un savon doux, non décapant, préservant la flore vaginale et de bannir les irrigations vaginales. Afin d’empêcher toute macération (développement des germes pouvant par la suite coloniser la vessie), il est conseillé de changer souvent de serviettes hygiéniques et de tampons lors des règles. Dernière mesure : préférer le coton au synthétique pour les sous-vêtements et exclure le port de jeans trop serrés.
LES FACTEURS FAVORISANTS
une vidange incomplète de la vessie,
une hygiène approximative ou au
contraire excessive,
des troubles du transit intestinal,
le diabète,
la grossesse,
ne pas boire suffisamment.
EM n°12 mars / avril 05


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Site mis à jour le jeudi 19 avril 2007
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