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cystite est l’infection urinaire des voies basses la plus fréquente.
Elle concerne plus particulièrement la vessie (réservoir des urines)
et les uretères qui assurent le transport des rejets des reins vers la
vessie. Parmi les germes souvent incriminés, on trouve des entérobactéries
(Escherichia coli) et des colibacilles vivant habituellement dans les inte-tins.
Ces bactéries migrent des intestins vers l’anus, puis colonisent le
périnée, atteignent la vessie via l’urètre et prolifèrent
dans l’urine. Pour des raisons ana-tomiques, l’infection urinaire est
plus fréquente chez la femme. En effet, le méat urinaire est plus
proche de l’anus, lieu de vie des colibacilles. Un défaut d’hygiène
locale peut donc augmenter la fréquence des cystites. Chez l’homme,
l’infection urinaire peut traduire l’existence d’un adénome
de la prostate. |  | | | Des
chiffres. | | Près d’une
femme sur deux présente 1 à 2 épisodes de cystite au cours
de son existence, en particulier entre 20 et 30 ans. |
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 | | Les
modifications hormonales et métaboliques liées à la grossesse
augmentent le risque de cystite. Dilatées sous l’effet de la progestérone
et par la pression du foetus sur les uretères, les voies urinaires deviennent
sensibles à la prolifération des germes. Une visite médicale
s’impose d’urgence surtout en présence de fièvre. Une
pyéloné-phrite peut provoquer un accouche-ment prématuré. |
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| | | En
cas de cystite simple ou d’urétrite, le traitement repose sur la prise
soit d’un antiseptique urinaire pendant 10 jours, soit d’un traitement
antibiotique court sur 3 jours (pénicillines ou quinolones) ou en dose
unique. Proscrire l’automédication (surtout lors de cystites récidivantes,
en cas de fièvre, ou d’hémorragie) et de ne pas inter-rompre
le traitement soi-même. |
| | | |  | | Reconnaitre
les signes d’une infection | Les
signes suggérant la possibilité d’une infection urinaire sont
facilement identi-fiables. Ils se traduisent par des sensations de brûlure
lors de la miction, le besoin fréquent d’uriner, une difficulté
à uriner normalement, la perte d’urine. Les urines sont parfois troubles,
malodorantes voire hémorragiques. Certaines femmes ressentent une pression
au niveau du bas-ventre, ont mal au dos, éprouvent de la fatigue, des nausées.
Chez l’enfant ou la personne âgée, l’infection urinaire
peut se traduire par une fièvre isolée. Dès les premiers
signes (de surcroît en présence de gouttes de sang dans les urines,
de fièvre), il est important de demander conseil à son pharmacien,
à son médecin traitant. En effet, tout retard thérapeutique
peut faire évoluer les infections urinaires basses vers une infection urinaire
haute touchant le rein, la prostate. Il existe un risque de septicémie
(passage des germes dans la circulation sanguine). |
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| | | Premiers
gestes | Dès le début
de l’infection urinaire, un des premiers réflexes à adopter
est de boire au moins 2 litres d’eau chaque jour et davantage en cas de chaleur
et de transpiration, afin d’éviter la stagnation des urines. Lors
de la miction qui doit être régulière, il est important de
vider complètement le contenu de la vessie. Après chaque relation
avec son partenaire, il est préférable d’uriner rapidement
de façon à éliminer les bactéries amenées dans
l’urètre et la vessie lors de l’acte sexuel. |
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|   | | | Mieux
vaut prevenir | | Après chaque
selle, veiller à s’essuyer d’avant en arrière. Il est
également capital de soigner son hygiène intime. Il s’agit
de pratiquer une toilette avec un savon doux, non décapant, préservant
la flore vaginale et de bannir les irrigations vaginales. Afin d’empêcher
toute macération (développement des germes pouvant par la suite
coloniser la vessie), il est conseillé de changer souvent de serviettes
hygiéniques et de tampons lors des règles. Dernière mesure
: préférer le coton au synthétique pour les sous-vêtements
et exclure le port de jeans trop serrés. |
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 | | • | une
vidange incomplète de la vessie, | | • | une
hygiène approximative ou au contraire excessive, | | • | des
troubles du transit intestinal, | | • | le
diabète, | | • | la
grossesse, | | • | ne
pas boire suffisamment. |
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