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En direct du continent asiatique | | En
Asie où le soja est un aliment star, les statistiques révèlent que les femmes
souffrent peu des troubles liés à la ménopau-se (bouffées de chaleur, ostéoporose…)
et qu’elles présentent un moindre risque de cancer hormono-dépendant (sein, endo-mètre)
et d’accidents cardiaques. D’où l’intérêt porté au soja, et plus particulièrement
aux graines contenant les isoflavones, même si le lien de causalité ne peut pas
être clairement établi. Cependant, il faut savoir que les populations asia-tiques
consomment entre 25 et 45 mg d’isoflavones de soja par jour contre à peine 5mg
en occident. |
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Au coeur des graines de soja | | En
moyenne, 100 grammes de graines sèches apportent 110 mg d’isofla-vones portant
le nom de génistéine et de daidzéine. Ainsi, le soja est la plus importante source
alimentaire de phyto-oestrogènes. Ces molécules (représentées par les isoflavones)
possèdent une affinité pour les récep-teurs oestrogéniques. En mimant de manière
très atténuée l’activité hormona-le des oestrogènes, elles s’utilisent au moment
de la méno-pause (où le taux d’oestrogènes baisse). Cependant, les effets attribués
aux isoflavones ne relèvent pas uniquement des mécanismes hormonaux. |
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| RESPECTEZ
LES PRÉCAUTIONS D’EMPLOI |
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 | | • | Consultez
si l’effet escompté sur les bouffées de chaleur n’apparaît pas ou diminue. La
prise en charge de la méno-pause est avant tout l’ « affaire » du gynécologue. | | • | Les
isoflavones de soja sont contre-indiqués en cas de cancer du sein et de l’endomètre
car ils stimuleraient la proliféra-tion des cellules cancéreuses. | | • | Optez
pour d’autres traitements si vous souffrez d’ostéoporose. | | • | Evitez
la prise à long terme car les risques ne sont pas connus. | | • | Dans
tous les cas, la prise d’isoflavones ne dispense pas des contrôles médicaux effectués
lors de la ménopause : mammographie, ostéodensitométrie, dosage du cholestérol
sanguin… |
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À SAVOIR |  | Les
isoflavones de soja, pour qui ? •
Pour toutes les femmes ménopausées qui refusent la prise d’un THS. •
Lorsque les bouffées de chaleur sont modérées. •
En relais d’un THS lorsque les bouffées de chaleur persistent. •
En période de péri-ménopause lorsque la sécrétion persistante d’oestrogènes ne
permet pas l’instauration d’un THS. |
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Une efficacité prouvée | | | sur
les bouffées de chaleur | | Les
études qui existent plaident en faveur d’une diminution du nombre et de l’intensité
des bouffées de chaleur. Les résultats ne peuvent cependant pas se comparer au
THS (1) et il faut attendre 2 semaines
pour observer une amé-lioration. Le dosage préconisé est de 75 mg par jour en
moyenne. Par ailleurs, les répercussions sur la sécheresse vaginale et les troubles
de l’humeur ne sont pas formelle-ment démontrées. |
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Des résultats à étayer | | À
propos du risque cardiovasculaire, des expérimentations chez l’animal montrent
que les isoflavones de soja dilatent les artères et diminuent le taux sanguin
de cholestérol. Chez l’homme, ils peuvent intervenir dans le cadre de la protection
cardiaque mais les études ne sont pas assez nombreuses pour affirmer la diminution
du risque cardiovasculaire. En ce qui concerne l’ostéoporose, le recul d’utilisation
des isoflavones est aujourd’hui insuffisant pour affirmer le pré-sence d’un véritable
effet. Cependant, les premiers résultats suggèrent une action positive sur la
minéralisation osseuse. Reste à préciser les doses utiles et à confirmer l’innocuité
sur le long terme. |
| | | | (1)
Traitement Hormonal Substitutif |
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