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Nez
bouché, nez qui coule… chaque année, près de deux Français sur trois s'enrhument.
Certes, la fatigue, le stress, le froid, l'humidité favorisent sa survenue, mais
le vrai responsable est l'un des 200 virus venant coloniser chaque hiver le rhinopharynx.
Afin que cet écoulement parfois ruisselant ne perturbe pas la vie des petits et
grands, l'un des premiers gestes à adopter est de procéder à un lavage nasal soigneux.
| Près de 58 millions de rhumes
chaque année Le nez est un organe respiratoire tapissé par une muqueuse.
Celle-ci permet d'humidifier et de réchauffer l'air inspiré mais elle filtre également
les particules inhalées telles que les poussières, les bactéries. Lorsqu'une agression
virale se manifeste, la sécrétion de mucus augmente (fameux « nez qui coule »)
et les vaisseaux sanguins se dilatent (sensation désagréable de « nez bouché »).
Parfois, des maux de tête et de la fièvre y sont associés.
Dans certains
cas, le nez ne remplissant plus sa fonction de « filtre », l'inflammation et l'invasion
peuvent gagner les organes environnants entraînant un risque de surinfection (toux,
otite, sinusite, bronchite…)
Avant que le rhume ne prenne une tournure
alarmante notamment chez les personnes fragilisées (personnes âgées, femmes enceintes,
bronchitiques chroniques, enfants) et afin de réduire au maximum cet inconfort,
il est capital dans un premier temps de procéder à un lavage du nez efficace.
Le rôle d'une bonne hygiène nasale Le nez
communique avec les sinus, la gorge, les oreilles, les poumons. Pour éviter que
les sécrétions rhino-pharyngées ne se propagent, un lavage nasal minutieux s'impose.
Ce dernier facilite aussi la libération des voies aériennes supérieures lorsque
le nez est obstrué. Un aspect très important chez les nourrissons qui ne savent
pas se moucher et qui possèdent des voies réspiratoires étroites. Ce geste leur
permet de respirer à nouveau (la respiration à cet âge est essentiellement nasale)
et de s'alimenter normalement.
Les lavages de nez
Ils sont réalisés avec du sérum physiologique (simple dilution de sel dans
de l'eau à une concentration de 9 g/l) ou de l'eau de mer plus riche en minéraux
et oligo éléments. Plusieurs présentations sont disponibles : des unidoses (à
utiliser directement ou avec un mouche-bébé) ou le pulvérisateur prêt à l'emploi
doté de jets d'intensité adaptée, à l'enfant ou à l'adulte, et d'embouts non traumatiques.
Des règles simples pour une hygiène efficace
Chez l'adulte, le liquide pulvérisé dans le nez doit remplir les fosses nasales
et être recraché par la bouche. Se moucher avec des mouchoirs en papier (à usage
unique) permet ensuite d'éliminer l'accumulation de mucosités. Des inhalations
à l'aide d'essences de plantes (eucalyptus, thym, romarin…) réduisent la congestion
de la muqueuse nasale et apportent un net soulagement. Chez le bébé, le mouchage
du nez constitue l'essentiel du « traitement ». Même s'il n'apprécie pas du tout,
un nettoyage plusieurs fois par jour (avant le repas ou la tétée) est nécessaire.
Il s'agit, dans un premier temps, d'allonger « bébé » sur le dos, la tête légèrement
surélevée par un coussin. Tourner ensuite la tête de côté et la maintenir pour
éviter tout mouvement brusque. Introduire ensuite délicatement l'embout ou la
dosette de sérum physiologique dans la narine supérieure. Instiller brièvement
le liquide, puis aspirer avec le mouche-bébé. Procéder de la même façon pour l'autre
narine.
Quand tout se complique
• surveillez la toux,
la fièvre et les douleurs auriculaires. • associez antalgiques et antipyrétiques
pour traiter maux de tête et fièvre. • soulagez la congestion nasale à l'aide
de vasoconstricteurs par voie orale ou nasale (sur prescription médicale). |
Les conseils de votre pharmacien
• évitez les atmosphères
surchauffées qui augmentent la congestion nasale et dessèchent les muqueuses
• utilisez les mouchoirs en papier jetables. • attention au tabagisme passif.
• lavez-vous soigneusement les mains après chaque mouchage. • purifiez l'air
environnant en déposant quelques gouttes d'huiles essentielles (pin, lavande,
thym, eucalyptus, niaouli, romarin…) dans une soucoupe, sur un radiateur ou dans
un diffuseur. Celles-ci sont reconnues pour leurs propriétés antiseptiques et
bactéricides. | |
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