 |
|
| Une peau qui tiraille, une peau de crocodile
avec un aspect rugueux et sec font partie des signes qui nous incitent tout naturellement
à la « graisser ». L’hydratation du corps, souvent oubliée,
est un geste fondamental qui n’est pas réservé qu’aux
peaux sèches.Toutes les peaux ont besoin d’eau. Hydratées avec
des produits aux textures adaptées, mieux protégées, elles
préserveront ainsi leur éclat et leur souplesse. |  |
|
| Les savons généralement alcalins, trop détergents,
irritent et des-sèchent la peau. L’étape du rinçage
est quant à elle incontournable. Trop rapi-de, elle peut laisser en surface
des rési-dus avec, à la clé, de nouvelles irrita-tions. | | |
|
|
| L’hydratation cutanée : un équilibre
fragile. | | La peau joue un rôle fondamental
de barrière entre l’intérieur et l’extérieur du
corps. Pour l’y aider, la sueur et le sébum (secrété
par les glandes sébacées) forment une sorte de « crème
naturelle » à sa surface que l’on nomme film hydrolipidique.
Par ailleurs, la peau contient des lipides qui, organisés en lamelles multiples
entre les cellules, forment des couches écran qui emprisonnent l’eau.
L’équilibre de ces éléments confère à
la peau un aspect lisse et bien hydraté. | | |
 |
| |
 |
| PEAU
SÈCHE ET DÉSHYDRATÉE : | |  | |
 |
| QUELS
SONT LES RESPONSABLES ? | | • | l’eau
trop chaude du bain, | | • | le
froid, l’exposition solaire, le vent, | | • | les
gommages abrasifs, | | • | la
ménopause, les troubles endocriniens (thyroïde), |
| • | le
vieillissement, | | • | les
régimes alimentaires carencés. |
|  | |
| |
| | |
|
|
| Sous l’influence d’agressions extérieures
et répétées, de facteurs internes, la peau manque d’eau
en surface ce qui peut conduire à une désorganisation des lamelles
de lipides. Résultat, la peau se flétrit, des failles se forment
et des écailles squameuses apparaissent. Le film hydrolipidique, beaucoup
moins efficace, ouvre la voie aux tiraillements, aux rougeurs, aux irritations,
voire aux allergies. | | |  |
|
|
L’hydratation corporelle : un
soin en deux étapes. | La densité
en glandes sébacées est en moyenne 9 fois moins importante sur le
corps que sur le visage. Cette déficience naturelle se traduit par une
plus grande fragilité du film hydrolipidique de surface et la nécessité
de soins quotidiens. Deux étapes sont essentielles : le nettoyage et l’hydratation.
L’eau, parfois trop calcaire, est l’un des principaux facteurs d’agression
de la peau. Il s’agit dans un premier temps d’éviter les bains
trop chauds (la température idéale est de 35°C) et prolongés. Il
convient ensuite d’éliminer les salissures en douceur à l’aide
de gels douche, d’huiles de bain ou de crèmes lavantes enrichies en
lipides et en actifs hydratants. | | |
| | |
|
|
Le séchage, pour sa part, doit être minutieux
et réalisé sans frotter. Afin de préparer la peau à
recevoir un soin hydratant, il est utile de procéder à un gommage
corporel à base de microparticules, une à deux fois par semaine. Enfin,
il est recommandé d’appliquer chaque jour sur l’ensemble du corps
(sans oublier les coudes et les genoux) un lait ou une crème composée
d’agents filmogènes (vaseline, cire, acide hyaluronique), d’actifs
hydratants (glycérol, NMF, AHA) et d’éléments restructurants
comme les acides gras essentiels. Légères, les textures actuelles
hydratent rapidement les couches supérieures de la peau et séduisent
même les hommes. | | |  |
| |
| QUAND
LA DIÉTÉTIQUE S’EN MÊLE. | | Quelques
mesures contribuent à préserver la souplesse et l’hydratation
de votre peau. | | • | buvez
chaque jour au moins un litre et demi d’eau, | | • | adoptez
une nourriture variée, riche en poissons (acides gras essentiels), en fruits
et légumes (riches en vitamines et sels minéraux), | | • | commencez
une cure par voie orale de gélules formulées à base d’huile
d’onagre, de bourrache, de germe de blé. |
|
|
| |
| | | | | | | | Par
Nathalie Hervé | | EM
n°13 juin / juillet 05 |
|
|
 |
|