| Le
caractère saisonnier des infestations par puces (printemps et automne) est moins
évident aujourd’hui. Le confort de la vie moderne (chauffage, tapis, moquette...)
permet à ces parasites de pouvoir subsister en permanence dans un appartement
ou une maison, même l’hiver. Les puces, en plus des démangeaisons intenses causées
aux chiens et chats, peuvent être responsables de la DAPP (Dermatite par Allergie
aux Piqûres de Puces). Cette dermatose se manifeste principalement par des pertes
de poils, des rougeurs et des croûtes. Les démangeaisons ne sont pas apaisées
par l’élimination des puces : les composés allergisants ont un effet qui dure
plusieurs jours et un traitement à base d’anti-inflammatoires (parallèlement à
l’application d’insecticides) est nécessaire pour faire disparaître les symptômes. |  | | Les
tiques sont dangereuses car elles sont l’agent vecteur d’un parasite du sang
qui occasionne une grave maladie entraînant une destruction des globules rouges,
avec une issue fatale en l’absence d’intervention thérapeutique : la piroplasmose.
Elles constituent un danger réel pour les chiens essentiellement pendant les mois
chauds. |  | | Les
tiques se présentent sous la forme de petites excroissances brun-rougeâtre,
plus ou moins sphériques, de 2 à 10 mm de diamètre, incrustées dans la peau. Attention,
on peut parfois les confondre avec une petite tumeur ou une verrue. En cas de
doute, il est recommandé de consulter le vétérinaire ou son pharmacien. |  | | Une
infestation par les puces se reconnaît par la présence de papules très prurigineuses
en région abdominale, dorso-lombaire et sur la face interne des cuisses. Les lésions
de grattage sont susceptibles de s’infecter. |  | |
Le moyen le plus sûr pour savoir si l'animal a des puces est de rechercher
les excréments noirâtres de ces parasites en brossant l'animal sur un linge blanc.
Ces petites particules, en forme de virgule, sont constituées de sang séché à
moitié digéré par la puce adulte. |
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Une large panoplie | | | de
traitements | | Les
formes galéniques disponibles en matière d’anti-parasitaires externes sont vastes.
Cependant, certaines peuvent se montrer moins efficaces que d’autres, comme par
exemple les poudres ou les colliers qui sont passés de mode. Aujourd’hui, « spot
on » (pipettes), sprays, comprimés (les formes orales permettent d’interrompre
le cycle de reproduction des parasites) viennent facilement à bout des puces et
évitent à nos compagnons toute infestation. |
|  | | Le
traitement de l’environnement est le deuxième volet du traitement anti-puces
: au moins aussi important que le premier, il est pourtant trop souvent négligé.
Les puces restent peu de temps sur leur hôte : elles passent au maximum 10% de
leur vie sur l'animal et au minimum 90% dans son environnement direct (panier
de couchage, parquets, moquettes…) qui est, par conséquent, le facteur le plus
important de recontamination. Le traitement de l’environnement est donc indispensable. |  | | Les
protections anti-tiques font appel également aux sprays, colliers, « spot
on », lotions… Beaucoup mieux et plus simples que l’éther, les crochets ou les
feutres à base d’acaricide permettent le retrait de la tique sans douleur et sans
laisser la tête dans la peau de l’animal (sinon il existe un risque d'enkystement
et d’abcès). En période d’infestation, une inspection attentive après chaque journée
s’impose pour mieux prévenir la piroplasmose. En effet, si la tique est retirée
peu de temps après sa fixation - dans les 24 à 48 heures - le risque de piroplasmose
(affection parasitaire transmise par les tiques) est faible. | | | |
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| BIEN
TRAITER ENTRE LES POILS | | • Il
ne suffit pas de choisir un bon antiparasitaire et de faire des traitements réguliers,
encore faut-il appliquer le produit correctement afin d’assurer une action efficace.
En effet, avec les « spots on » par exemple, lors de l’application entre les omoplates,
il convient d’écarter les poils afin que le produit se répartisse bien sur la
peau. De même, en cas d’utilisation d’un spray, il ne faut pas se contenter de
vaporiser le contenu sur l’animal comme on le ferait pour une plante ! Il faut
se munir d’un gant et appliquer les sprays à rebrousse-poil. | |  | | | | |
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