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La chasse au vers ! Sans tiques ni puces   
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vétérinaire > 12: Tiques & Puces
Sans tiques ni puces

Tiques et puces sont des parasites contre lesquels il est indispensable de protéger son chien ou son chat. On sait qu’il y a des pics dans l’année, mais la prévention doit être effective 365 jours par an pour être efficace.
Le caractère saisonnier des infestations par puces (printemps et automne) est moins évident aujourd’hui. Le confort de la vie moderne (chauffage, tapis, moquette...) permet à ces parasites de pouvoir subsister en permanence dans un appartement ou une maison, même l’hiver. Les puces, en plus des démangeaisons intenses causées aux chiens et chats, peuvent être responsables de la DAPP (Dermatite par Allergie aux Piqûres de Puces). Cette dermatose se manifeste principalement par des pertes de poils, des rougeurs et des croûtes. Les démangeaisons ne sont pas apaisées par l’élimination des puces : les composés allergisants ont un effet qui dure plusieurs jours et un traitement à base d’anti-inflammatoires (parallèlement à l’application d’insecticides) est nécessaire pour faire disparaître les symptômes.
Les tiques sont dangereuses car elles sont l’agent vecteur d’un parasite du sang qui occasionne une grave maladie entraînant une destruction des globules rouges, avec une issue fatale en l’absence d’intervention thérapeutique : la piroplasmose. Elles constituent un danger réel pour les chiens essentiellement pendant les mois chauds.
Les tiques se présentent sous la forme de petites excroissances brun-rougeâtre, plus ou moins sphériques, de 2 à 10 mm de diamètre, incrustées dans la peau. Attention, on peut parfois les confondre avec une petite tumeur ou une verrue. En cas de doute, il est recommandé de consulter le vétérinaire ou son pharmacien.
Une infestation par les puces se reconnaît par la présence de papules très prurigineuses en région abdominale, dorso-lombaire et sur la face interne des cuisses. Les lésions de grattage sont susceptibles de s’infecter.
Le moyen le plus sûr pour savoir si l'animal a des puces est de rechercher les excréments noirâtres de ces parasites en brossant l'animal sur un linge blanc. Ces petites particules, en forme de virgule, sont constituées de sang séché à moitié digéré par la puce adulte.
 Une large panoplie
  de traitements
Les formes galéniques disponibles en matière d’anti-parasitaires externes sont vastes. Cependant, certaines peuvent se montrer moins efficaces que d’autres, comme par exemple les poudres ou les colliers qui sont passés de mode. Aujourd’hui, « spot on » (pipettes), sprays, comprimés (les formes orales permettent d’interrompre le cycle de reproduction des parasites) viennent facilement à bout des puces et évitent à nos compagnons toute infestation.
Le traitement de l’environnement est le deuxième volet du traitement anti-puces : au moins aussi important que le premier, il est pourtant trop souvent négligé. Les puces restent peu de temps sur leur hôte : elles passent au maximum 10% de leur vie sur l'animal et au minimum 90% dans son environnement direct (panier de couchage, parquets, moquettes…) qui est, par conséquent, le facteur le plus important de recontamination. Le traitement de l’environnement est donc indispensable.
Les protections anti-tiques font appel également aux sprays, colliers, « spot on », lotions… Beaucoup mieux et plus simples que l’éther, les crochets ou les feutres à base d’acaricide permettent le retrait de la tique sans douleur et sans laisser la tête dans la peau de l’animal (sinon il existe un risque d'enkystement et d’abcès). En période d’infestation, une inspection attentive après chaque journée s’impose pour mieux prévenir la piroplasmose. En effet, si la tique est retirée peu de temps après sa fixation - dans les 24 à 48 heures - le risque de piroplasmose (affection parasitaire transmise par les tiques) est faible.
 
BIEN TRAITER ENTRE LES POILS
 Il ne suffit pas de choisir un bon antiparasitaire et de faire des traitements réguliers, encore faut-il appliquer le produit correctement afin d’assurer une action efficace. En effet, avec les « spots on » par exemple, lors de l’application entre les omoplates, il convient d’écarter les poils afin que le produit se répartisse bien sur la peau. De même, en cas d’utilisation d’un spray, il ne faut pas se contenter de vaporiser le contenu sur l’animal comme on le ferait pour une plante ! Il faut se munir d’un gant et appliquer les sprays à rebrousse-poil.
 
Par le Docteur Pierre BotrelEM n°12 mars / avril 05



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Site mis à jour le jeudi 19 avril 2007
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