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Si la menthe est réputée pour son arôme « fraîcheur », elle est également l’alliée
de notre digestion. Très prisée en cuisine pour agrémenter les salades, il en
existe plus de 500 espèces ! Mais la phytothérapie utilise de préférence la menthe
poivrée. | Un
peu d’histoire… La menthe tire son nom de la mythologie grecque.
La légende raconte qu’une jolie naïade appelée Mintha fut piétinée puis transformée
en herbe aromatique par Proserpine, folle de jalousie. Les hébreux en firent
un breuvage sacré. En Inde, la menthe a longtemps été conseillée pour aiguiser…
l’appétit amoureux. Elle fut introduite en Angleterre par les romains. Au 9e siècle,
Charlemagne impose sa culture dans les couvents pour ses vertus officinales.
De
la feuille au menthol La menthe est une plante herbacée vivace
qui pousse admirablement bien dans nos jardins et sur nos terrasses. Elle se reconnaît
facilement, avec ses tiges quadrangulaires et violacées, ses fleurs en épis violets
mais surtout grâce à ses feuilles bien vertes dégageant une odeur très caractéristique.
C’est justement la feuille (et les sommités fleuries) que l’on utilise en
phytothérapie. Elle doit ses propriétés médicinales à l’huile essentielle qu’elle
renferme.
Plante majeure des troubles digestifs, la menthe poivrée (Mentha
piperita) exerce de multiples fonctions : • Elle accélère la digestion en
augmentant la circulation sanguine au niveau de l’estomac et de l’intestin grêle,
ainsi qu’en activant la sécrétion biliaire. • Elle diminue les fermentations
intestinales en s’opposant à la formation de gaz et en facilitant leur résorption.
• Elle possède un effet spasmolytique et antalgique (d’où le bâton de menthol
qu’on se passe sur le front pour soulager les migraines). • L’huile essentielle
est dotée de propriétés antiseptiques.
SOS
digestions difficiles Repas trop copieux ou trop arrosé ? La
menthe poivrée se montre d’un excellent secours en cas de lourdeurs, de « crampes
d’estomac » ou de nausées. Vous êtes victime de ballonnements ? La menthe
réduit les gaz et les douleurs induites par les spasmes intestinaux. Vous souffrez
de colite ? Elle se révèle utile, en complément des traitements médicamenteux.
En pratique
• Les gélules : elles contiennent de la poudre sèche (prendre 1 à 1,5 g par jour
en 3 prises) ou de l’extrait sec plus concentré (200 à 300 mg par jour en 3 prises)
• L’infusion : laisser infuser pendant 10 à 15 minutes 25 g de plantes fraîches
ou sèches pour un litre d’eau frémissante (ou 5 à 6 feuilles par tasse) puis filtrer.
Prendre une tasse 2 à 4 fois par jour de préférence après les repas. • L’huile
essentielle : 2 gouttes 3 fois par jour avant les repas sur un morceau de sucre
ou dans une cuillère à café de miel.
En
inhalation : Anti-infectieuse et décongestionnante, l’huile
essentielle de menthe poivrée convient parfaitement aux inhalations en cas de
rhume ou de sinusite. Comment procéder ? Verser 3 à 4 gouttes dans un bol d’eau
frémissante et respirer les vapeurs pendant une dizaine de minutes. Si vous
possédez un diffuseur, l’huile essentielle de menthe est idéale en période d’infections
hivernales pour assainir l’atmosphère. Quelques
précautions d’usage
• L’huile essentielle ne doit pas être
utilisée chez les enfants de moins de 7 ans et chez les femmes enceintes.
• Ne jamais faire inhaler le menthol ou l’huile essentielle aux jeunes enfants
en raison d’un risque de spasme du larynx voire d’asphyxie, du fait de son puissant
effet « froid ». • En réduisant le diamètre des vaisseaux sanguins, la menthe
peut diminuer l’efficacité des traitements homéopathiques qui doivent être pris
« sous la langue » pour diffuser directement dans le sang. Ainsi, il est recommandé
de prendre la menthe à distance des remèdes homéopathiques. |
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