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Etienne a toujours été un petit garçon très remuant
et « touche à tout », mais c’est au cours préparatoire
que son comportement nous a vraiment inquiété. Il avait des difficultés
à se concentrer, donnait des coups de pied à ses camarades de classe
et a fini par présenter un net retard scolaire », raconte sa
maman. Les réactions d’Etienne sont liées à une hyperactivité.
Mais que sait-on aujourd’hui sur cette maladie ? Voici toutes les réponses
à vos interrogations |  | |
Mon enfant bouge constamment, | | | dois-je
m’inquiéter ? | | Tous
les enfants remuants, impulsifs ou inattentifs ne sont pas forcément hyperactifs.
Ces troubles ne sont pas inquiétants par eux-mêmes. En revanche,
s’ils persistent plus de 6 mois, s’ils se révèlent excessifs
et perturbent la vie familiale, et, surtout, s’ils se traduisent par des
difficultés d’apprentissage, il faut alors estimer qu’un tel
comportement nécessite une véritable attention médicale et
psychologique. |
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Qui consulter ? | | L’idéal
est de prendre un rendez-vous dans un service hospitalier spécialisé
en psychiatrie de l’enfant. Seul un pédopsychiatre peut établir
le diagnostic d’hyperactivité, après une discussion avec les
parents et les enseignants mais aussi après l’observation attentive
de l’enfant. Quant à la prise en charge proprement dite, elle ne se
limite pas à l’administration d’un médicament (le méthylphénidate,
plus connu sous le nom de Ritaline®), elle passe aussi par la psychothérapie,
l’éducation parentale, l’orthophonie et si besoin la rééducation
psycho-motrice. |
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 | QUAND
L’ENFANT GRANDIT | | En
général, les symptômes comportementaux diminuent avec l’âge.
Dans certains cas (près de 20%) ils disparaissent à l’adolescence.
Lorsque l’hyperactivité persiste chez l’adulte, elle se manifeste
plutôt par une forte inattention. On sait aussi que le risque de sombrer
dans l’alcoolisme ou la toxicomanie est important.Actuellement, le domaine
de l’hyperactivité de l’adulte fait l’objet de nombreuses
études et des évolutions thérapeutiques devraient voir le
jour dans les années à venir. | |  | | |  | |
Le traitement est-il dangereux | | | pour
sa santé ? | | Contrairement
à une idée reçue, le méthylphénidate n’est
pas une « drogue ». Il agit en favorisant le traitement des informations
au niveau du cerveau. Aucune accoutumance ou changement de personnalité
n’a été démontré, mais il présente, comme
tout médicament, des effets indésirables (perte de poids, irritabilité,
céphalées..) qui demandent un suivi médical. Il faut aussi
savoir que ses bénéfices sont réels. Dans les trois quarts
des cas, les troubles de l’enfant s’améliorent. |
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Comment se comporter | | | avec
lui ? | | L’enfant
hyperactif a besoin d’un cadre strict mais aussi d’une valorisation
de ses efforts. Chaque ordre doit être clairement expliqué et sa
réalisation nécessite un encouragement. Les débordements
mineurs peuvent être tolérés mais en revanche, il faut punir
(modérément) si besoin et rester inflexible sur le respect des autres. |
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 | OÙ
S’ADRESSER ? | | Ne
vous traitez pas seule si votre cycle est très irrégulier ou perturbé.
Mieux vaut aller consulter pour déceler une éventuelle perturbation
hormonale ou un problème organique. Si aucune amélioration ne survient
au bout de 3 cycles, prenez, là aussi, rendez-vous avec votre gynécologue.
Evitez de prendre le gattilier sans avis médical si vous suivez un traitement
hormonal de substitution. | |  | | | | |
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