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sur terre il y a plus de 200 millions d’années, le ginkgo biloba a
su résister aux changements d’ères et aux évolutions
climatiques de la planète. Aujourd’hui, ce véritable fossile
vivant retient l’attention de la médecine pour ses propriétés
circulatoires et antioxydantes. | |
Un peu d’histoire | | Le
ginkgo biloba est la plus ancienne des espèces arboricoles. Il existait
déjà du temps des dinosaures ! Autant dire qu’il est doté
d’une résistance exceptionnelle aux agressions tant chimiques que
climatiques. Son nom provient du chinois « yinshing » (abricot argenté)
qui décrit les fruits de l’arbre. Le terme latin biloba désigne
quant à lui la feuille à deux lobes pétiolés en éventail.
Son utilisation remonte à plus de 5 000 ans où, en Chine, ses épines
servaient à percer les abcès. Mais les populations d’Asie du
Sud-Est se sont ensuite intéressées aux graines pour améliorer
la circulation sanguine, puis aux feuilles considérées encore aujour-d’hui
souveraines pour activer la mémoire. |
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En pratique | Dans
quelles situations avoir recours au ginkgo ? • Lorsque la mémoire
baisse chez une personne âgée, après avoir éliminé
le diagnostic de maladie d’Alzheimer, • En prévention de la
diminution des capacités cognitives après 60 ans. Dans ce cas, le
ginkgo se prend en cure, renouvelée deux fois par an, • En cas
de fatigue intellectuelle avec troubles de l’attention et de l’apprentissage, •
En complément des traitements contre les vertiges ou contre les acouphènes
(bruits dans les oreilles). A savoir : il existe des médicaments à
base de ginkgo prescrits pour améliorer les symptômes du déficit
intellectuel du sujet âgé. • Quelle posologie ? La dose journalière
de ginkgo équivaut à 120 mg par jour d’extrait. Mieux vaut
cependant débuter le traitement en prenant 60 mg par jour et augmenter
progressivement afin d’éviter l’apparition d’éventuels
maux de tête dus à l’effet vasodilatateur. Les effets étant
longs à se manifester, les cures doivent se prolonger au moins deux mois. |
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La feuille et ses richesses | | Saviez-vous
que cet arbre peut vivre jusqu’à 1 000 ans et atteindre 40 à
50 m de hauteur ? On le trouve désormais dans le monde entier et il ne
passe pas inaperçu grâce à ses feuilles particulièrement
ornementales : vertes au printemps/ été et jaunes à l’automne.
Ce sont justement les feuilles qui contiennent les principes actifs et qui sont
actuellement utilisées en médecine. Les études réalisées
ont permis d’identifier différentes substances spécifiques
du ginkgo : les ginkgolides et le bilobalide. L’action thérapeutique
du ginkgo sur les fonctions cérébrales résulterait de la
synergie de ses différents composants. |
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Une cure de jouvence pour le cerveau | | Les
actifs issus de la feuille améliorent la circulation cérébrale
en dilatant les veines et les capillaires. Ainsi, ils favorisent la « nutrition
» du cerveau en augmentant l’apport en nutriments (glucides tout particulièrement),
en vitamines et en oxygène. Résultat : le système nerveux
central peut « carburer » à plein régime. A ne pas
négliger également, le pouvoir antioxydant du ginkgo, principalement
dû aux flavonoïdes. En luttant contre les radicaux libres (liés
au stress, à la fatigue...), il protège le cerveau du vieillissement
et limite donc l’altération des fonctions intellectuelles. |
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 | BON
POUR LES JAMBES AUSSI | | L’utilisation
du ginkgo dans l’artériopathie des membres inférieurs est moins
connue. Pourtant, il augmente significativement le périmètre de
marche (distance parcourue sans douleur) des personnes qui souffrent d’artérite.
Comme il améliore la micro-circulation cérébrale, il diminue
aussi l’insuffisance circulatoire artérielle au niveau des jambes.
Cette indication particulière est réservée aux médicaments.
C’est au médecin que revient la décision d’instaurer le
traitement s’il le juge nécessaire. | |  | |
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| EM
n°13 juin / juillet 05 |
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