| La
fièvre : une réponse normale de l’organisme. | | En
réaction à « l’agresseur », les cellules chargées de renforcer l’immunité, les
globules blancs notamment, produisent des substances telles que l’interleukine
1 ou l’interféron. Libérées lors des interactions entre cellules et agresseurs,
ces substances agissent sur l’équilibre thermogénèse-thermolyse et déclenchent
la montée de fièvre. Si cette dernière permet de renforcer les défenses anti-infectieuses,
elle provoque également un tableau facilement identifiable : des frissons, une
sudation, une pâleur, des courbatures, un abattement. Elevée, elle devient difficile
à supporter et peut provoquer une déshydratation, des convulsions voire des troubles
psychiques graves. |
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|  | | | Quel
thermomètre choisir ?. | | Compte tenu de
la toxicité du mercure pour l’environnement, les thermomètres en contenant ont
été retirés depuis quelques années. Les thermomètres digitaux ont pris le relais
et présentent l’avantage d’émettre un signal sonore lorsque la température optimale
est atteinte. Quant aux thermomètres auriculaires, derniers apparus sur le marché
et très pratiques, ils captent les rayons infrarouges émis par le tympan et indiquent
ainsi la température corporelle. L’apprentissage du geste nécessite quelques
conseils. Votre pharmacien peut vous indiquer la méthode à suivre. |
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 | | Actuellement,
seules les températures rectales (en position allongée sur le ventre ou sur le
côté) et tympaniques (oreille) reflètent au mieux la température corporelle.
La valeur des sites cutanés (front, aisselle) est limitée et moins précise. Si
l’enfant est endormi, une mesure de la température à l’aide d’un thermomètre frontal
ou tympanique s’avère très utile. |
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entre 36,5°C et 37,5°C : pas de fièvre. • entre 37,5°C
et 38,5°C : fièvre modérée. • entre 38,6°C et 40°C
: forte fièvre. • température supérieure à 40°C :
risque de complication suivant l’âge et la durée (urgence médicale). |
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| |  | | Enfants
et nourrissons : vigilance. | | La fièvre
chez le nourrisson de moins de trois mois impose une consultation médicale en
urgence. Le refus de se nourrir, une prostration, l’absence de sourire, des cris
et des pleurs anormaux sont autant de manifestations d’alerte. Lorsqu’il n’existe
pas de signes associés et que la température ne dépasse pas 38,5°C, l’avis médical
ne s’avère pas nécessaire. |
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 | | • | température
supérieure à 41°C. | | • | cris
anormaux, pâleur du visage, vomissements, céphalées, raideur de la nuque. | | • | gêne
respiratoire, déshydratation importante, somnolence, agitation, douleurs. |
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| | | Quelle
conduite adopter ? | En cas de fièvre,
l’un des premiers gestes est de se dévêtir (maillot de coton pour l’enfant), de
se mettre au repos dans une chambre à la température modérée (20°C environ), en
buvant abondamment (tisanes, bouillons, eaux légèrement sucrées). Il est préférable
de coucher les bébés sur le dos et de donner aux plus jeunes des bains à 37°C
de dix minutes en mouillant bien la tête. À partir de 38°C, les antipyrétiques
doivent être administrés en respectant les règles de prescription et en utilisant
les formes adaptées au poids et à l’âge (sirops, sachets, suppositoires, comprimés,
gélules). Le paracétamol apparaît comme la molécule de première intention. L’acide
acétylsalicylique et l’ibuprofène sont proposés en cas d’échec, de résultat insuffisant
avec le paracétamol, ou en alternance. Mais attention, la dispensation de ces
médicaments chez l’enfant comme chez l’adulte ne doit pas être banalisée. L’aspirine
et l’ibuprofène sont contre-indiqués dans les maladies ulcéreuses. Ils doivent
être utilisés avec prudence chez l’enfant, les personnes âgées et les femmes enceintes
(ibuprofène contre-indiqué). |
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 | | LE
CONSEIL DE VOTRE PHARMACIEN |
| | Un
collyre doit être placé dans un endroit frais à l’abri
de la lumière. Stérile, cette solution se conserve entre 15 jours
et un mois après l’ouverture. Au-delà, le collyre risque d’être
contaminé d’où l’importance de noter sur le flacon la
date du premier usage. Pour des utilisations occasionnelles, afin d’éviter
le gaspillage, il est préférable d’utiliser les collyres en
monodoses, plus pratiques et souvent mieux tolérés car dépourvus
de conservateurs |
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