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L’hiver
est là avec la perspective des fêtes… et des excès alimentaires qui les accompagnent
presque inévitablement. Cette année, vous vous demandez une fois de plus comment
éviter ces fameuses indigestions et aigreurs d’estomac du lendemain. Avec quelques
médicaments et de simples règles diététiques, il est possible de prévenir et de
« réparer » ces désagréments au plus vite. |
Une indigestion, oui… un foie en « crise », non !
Ballonnements, troubles du transit, maux de tête, nausées, « lourdeurs » d’estomac
sont des symptômes que l’on regroupe facilement sous le terme de « crise de foie
» ! Mais contrairement aux idées reçues, ni le foie, ni la vésicule biliaire ne
sont responsables. Les capacités de fonctionnement de l’estomac et de l’intestin
sont tout simplement dépassées.
Avant que le scénario catastrophe ne
se profile, votre pharmacien peut vous conseiller des mélanges de plantes cholagogues
(artichaut, radis noir, romarin) et cholérétiques (boldo, chicorée, fumeterre,
mélisse, menthe poivrée). Elles augmentent les capacités digestives en stimulant
la vidange de la vésicule biliaire et la production de bile par le foie. Cette
dernière est en effet indispensable à la digestion et à l’absorption intestinale
des graisses et des vitamines liposolubles.
Au stade de l’indigestion,
des antispasmodiques limitent les crampes abdominales, des préparations à base
d’enzymes facilitent la digestion et les antinaupathiques calment rapidement les
nausées. Une diète pendant un ou deux jours, de l’eau minérale, des tisanes et
bouillons de légumes permettent un retour à la normale à condition de réintégrer
des repas légers et de bannir graisses et alcools.
Entre
ballonnements et troubles du transit… Ventre gonflé et ralentissement
du transit font hélas partie des manifestations à prévoir à la suite de repas
riches accompagnés de vins multiples et variés.
Afin de limiter la production
de « gaz intestinaux », il est conseillé d’éviter les féculents et les boissons
gazeuses. La prise de charbon obtenu par carbonisation des noix de coco, puis
activé par un passage à haute température, facilite quant à elle l’absorption
des gaz et des toxines. Votre pharmacien peut également vous proposer un mélange
de plantes dites carminatives (aneth, anis vert, coriandre, fenouil…) indiquées
lors d’aérophagie.
Le changement de nourriture occasionne parfois des
épisodes de constipation. Des laxatifs doux type lubrifiants, osmotiques ou à
base de mucilages, de fibres et des laxatifs stimulant la motricité digestive
(aloès, bourdaine, séné…) rétablissent cette « paresse » intestinale transitoire.
Aigreurs d’estomac… que faire ? Quotidiennement,
l’estomac sécrète près de trois litres de liquide acide afin de transformer les
aliments. Produit en quantité excessive, ce suc peut irriter la paroi de l’estomac
pourtant protégée par un mucus insensible à l’acidité. S’ensuivent des aigreurs
d’estomac, des brûlures et chez certains une remontée acide vers la gorge (reflux
gastro-oesophagien ou RGO). Parmi les facteurs alimentaires incriminés, on retrouve
: l’excès d’alcool, les aliments trop épicés et gras, le café, le citron et les
condiments.
Dans un premier temps, l’usage de « pansements » gastro-intestinaux
à base d’argile et d’alginates, apporte à la muqueuse une protection efficace.
Dans un premier temps, les antiacides « naturels » peuvent être très utiles pour
neutraliser l’excès d’acidité : plantes (anis, fenouil…), homéopathie (nux vomica,
arsenicum album…) et les eaux minérales riches en bicarbonate de sodium.
Quelques recommandations hygièno-diététiques : • ne pas s’allonger immédiatement
après le repas, • éviter de se pencher en avant, • en position allongée,
surélever sa tête d’une vingtaine de centimètres, • éviter les vêtements
trop serrés, • mastiquer suffisamment les aliments.
Les
conseils de votre pharmacien
• la prise d’antiacides, de pansements
gastriques, de charbon activé s’effectue à distance des autres médicaments (environ
deux heures) car ils diminuent leur absorption. • si vous êtes sujets aux
brûlures d’estomac : éviter la prise d’aspirine et d’anti-inflammatoires.
• lorsque les troubles digestifs s’accompagnent de fièvre, de diarrhées,
en cas de brûlures digestives persistantes, une consultation médicale s’impose.
Ce que vous devez limiter en cas de : • remontées acides : thé et
café, les plats gras, très épicés, les boissons alcoolisées et la cigarette.
• ballonnements : les aliments qui fermentent (oignon, légumes secs, choux, céleri,
jus de pomme…), les boissons gazeuses. •problèmes de digestion lente : le
foie gras, galantine et terrine, les sauces, les gâteaux, la mayonnaise. |
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