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Après
l'accalmie estivale, les imperfections passagères ressurgissent de plus belle
à la rentrée. Pour répondre spécifiquement aux peaux à problèmes, à tendance parfois
acnéique, le pharmacien dispose d'un arsenal efficace qui permet à chacun de gagner
« la guerre des boutons » dans sa salle de bain. Le plan d'attaque est simple
et tient en quelques gestes quotidiens : nettoyer puis traiter, hydrater, matifier
voire camoufler. | Des répercussions
importantes sur la qualité de vie Entre trois et six millions de glandes
sébacées sommeillent sur la partie supérieure de notre corps (dos, visage, épaules...).
Lorsqu'elles se réveillent, généralement à l'adolescence, leur activité et leur
taille changent. La production de sébum augmente, laissant place à une peau parfois
grasse et luisante. Parallèlement, cette hyperséborrhée provoque une dilatation
des pores aboutissant à la formation de points blancs (comédons fermés) ou de
points noirs (comédons ouverts). Dilatés, les pores deviennent également la cible
privilégiée de bactéries ou de la levure. Des pustules et papules inesthétiques
apparaissent et siègent au niveau des tissus environnants. Ces imperfections génèrent
dans la majorité des cas une gêne importante dans la vie sociale des adolescents
et des jeunes femmes concernés.
Les premiers gestes
: nettoyer en douceur et assainir Fini les huiles démaquillantes, les
produits de toilette qui laissent des résidus gras à la surface de l'épiderme.
L'objectif est de débarrasser la peau, de ses impuretés et de l'excès de sébum
tout en évitant de l'assécher ou de l'irriter. Comment ? A l'aide d'actifs
dits séborégulateurs (zinc, argile, Cucurbita pepo, Hamamélis…), d'antibactériens
(triclosan, chlorhexidine, glycacil...), de kératolytiques (qui améliorent l'aspect
du relief cutané) et d'apaisants.
Les savons doux ou pains dermatologiques,
les gels moussants à rincer, faciles à utiliser sont proposés aux adolescents.
Les duos « lait-lotion » sont surtout réservés aux adolescentes et aux peaux n'appréciant
pas le contact avec l'eau. Lorsque la peau est très irritée, il est préférable
d'appliquer des laits sans rinçage et de vaporiser de l'eau thermale. Un gommage
doux suivi d'un masque absorbant est recommandé une à deux fois par semaine tout
en prenant soin d'éviter le contour des yeux.
La deuxième
étape : traiter et matifier Il s'agit à présent d'assécher les imperfections
et de faire disparaître la présence de marques disgracieuses grâce à l'utilisation
de gels et de crèmes à la fois traitants et hydratants. Les crèmes fluides sont
souvent enrichies en actifs dits « matifiants ». Ces derniers camouflent l'aspect
brillant de la peau. Lorsque celle-ci est sujette aux rougeurs, il est conseillé
d'appliquer une crème apaisante dont la vocation est d'atténuer les sensations
d'inconfort. N'hésitez pas à demander conseil à des professionnels.
L'Opération
camouflage : la trousse d'urgence
• un stick traitant
ou un roll'on purifiant pour nettoyer au préalable les boutons. • un crayon
de couleur verte et/ou beige de manière à masquer l'éruption. • une crème
teintée ou un fond de teint non comédogène adapté aux peaux mixtes afin d'unifier
le visage. • des patchs express purifiants à poser la nuit sur le bouton.
Leur particularité : ils « neutralisent » l'agent bactérien après une pose
de 8 à 12 heures. | Les conseils
de votre pharmacien
• évitez absolument
de percer les boutons : rien de tel pour enflammer davantage les lésions et provoquer
une surinfection. • veillez à proscrire les crèmes trop grasses (comédogènes)
à base de lanoline, d'huile d'amande douce, de beurre de cacao, et le maquillage
trop couvrant. • attention au soleil. Sous l'effet des UV, la peau s'épaissit
et masque transitoirement les microcomédons. • limitez l'usage du savon de
Marseille et des produits décapants alcoolisés. |
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