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| Aujourd’hui,
près de 15 millions de Français souffrent du fameux « rhume des foins», d’eczéma,
d’urticaire, voire de manifestations digestives. Parmi les allergènes incriminés,
on retrouve le pollen, les acariens, sans oublier l’arachide et la salive du chat.…
De l’éviction de l’allergène au médicament, il existe plusieurs possibilités pour
lutter contre ces excès de « sensibilisation ». |
Les réactions allergiques, c’est quoi ? Elles
résultent d’une interaction entre le système de défense immunitaire et des substances
étrangères normalement inoffensives. Selon qu’ils sont inhalés, absorbés, injectés
ou touchés, ces allergènes provoquent chez les patients allergiques des manifestations
multiples. Nos amis les bêtes, après le pollen et les acariens, sont responsables
de crise d’éternuements, de démangeaisons nasales, de conjonctivites, voire de
problèmes respiratoires (asthme). L’arachide, l’œuf, le gluten, le poisson, les
crustacés, les fruits secs, le lait, et les sulfites font partie des principaux
allergènes alimentaires. Certains médicaments et substances chimiques (parfums,
conservateurs,émulsifiants…) contenues dans les cosmétiques ou la lessive, peuvent
également entraîner un eczéma ou une urticaire. Autres grands responsables
d’allergies de contact, le nickel et le chrome, présents dans les montures de
lunettes et les bijoux, sont à l’origine de nombreuses réactions inflammatoires.
N’oublions pas les piqûres d’insectes. Un simple gonflement est sans danger. En
revanche, l’apparition de nausées, de vertiges et de difficultés respiratoires
impose une consultation médicale urgente.
Les médicaments
et la désensibilisation Les corticoïdes proposés sous forme de spray
nasal, de collyre (rhinite et conjonctivite allergiques), de pommade ou de comprimés
revendiquent une action anti-inflammatoire. Leur administration obéit à des règles
bien précises.
La prescription d’anti-histaminiques de type H1 par voie
nasale s’avère efficace sur l’écoulement nasal, les démangeaisons, le larmoiement.
L’instillation nasale est recommandée après le lavage du nez ou le mouchage. Absorbés
par voie orale, les comprimés bloquent les effets généraux de l’histamine (molécule
de l’organisme libérée au cours de la réaction allergique) sur les vaisseaux,
les bronches et le tube digestif. Attention, certains d’entre eux ont un effet
sédatif qui est majoré par la prise d’alcool.
Dans certains cas, les
médecins allergologues conseillent une désensibilisation spécifique. Cette méthode
consiste à injecter des doses très progressivement croissantes d’allergènes, jusqu’à
ce que l’organisme ne réagisse plus à leur encontre.
La
meilleure prévention : l’éviction L’éviction représente la première
étape du traitement anti-allergique, ce qui sous-entend que le ou les allergènes
impliqués ont été identifiés. Lorsqu’il s’agit d’acariens, de moisissures et d’animaux
domestiques (chats, chiens), il est important de supprimer les « nids à poussières
», de procéder à un nettoyage de la literie, de vérifier les aérations, de rechercher
les traces d’humidité et bien entendu de limiter le contact avec les animaux.
Si l’agent déclencheur est un pollen, l’éviction est difficilement possible car
l’ennemi est invisible, sa concentration et sa nature varient dans l’atmosphère.
En France, un réseau national de surveillance transmet chaque année aux médecins
la mesure des pics polliniques.
Quand les médicaments
sont responsables !
| Pénicilline, sulfamides, produits de
contraste iodés, anti-inflammatoires et même l’incontournable aspirine peuvent
déclencher de sérieuses allergies apparaissant quelques jours après le début de
la prise ou de façon immédiate avec un choc anaphylactique. Il est indispensable
lors du retrait d’une ordonnance ou d’un achat en automédication de préciser systématiquement
la liste des médicaments auxquels vous savez être allergique. |
La chasse aux acariens
| Assurer une bonne ventilation, limiter
le chauffage à 18°-19°, supprimer les humidificateurs. Laver le linge à une température
supérieure à 55°, envelopper matelas et oreillers dans des housses « imperméables
» aux acariens et pulvériser un acaricide. |
Les
conseils de votre pharmacien
• pour les enfants allergiques
au gluten et au lait de vache, des aliments spécifiques sont disponibles à la
pharmacie. • en cas d’allergie aux insectes : se munir d’un accessoire aspirant
le venin (type Aspivenin®). • en cas de rhinite allergique : il est possible de
prévenir les récidives à l’aide d’oligoéléments (manganèse, phosphore, soufre)
dans la période précédant la date des manifestations saisonnières. • penser
également à l’homéopathie (Allium cepa, Euphrasia, Mercurius solubilis…) •
en cas d’eczéma, d’allergie de contact : procéder à une toilette très douce (gel
surgras) et appliquer une crème ou un lait hypoallergénique et apaisant. |
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